Voici un petit film réalisé sur le bateau en partance pour les îles d’Aran, situées en Irlande.
Filmé avec un GH2 panasonic.
Image et son : Florian Namias
Voici un petit film réalisé sur le bateau en partance pour les îles d’Aran, situées en Irlande.
Filmé avec un GH2 panasonic.
Image et son : Florian Namias
Galway, le 13 mars
J’ai quitté ce matin l’auberge de jeunesse Kinslay hostel. De longs couloirs sombres où l’on trouve des chambres en rangées en bataille. J’avais seul un dortoir avec cinq lits superposés, et une carte magnétique pour rentrer dans la chambre. Pour se rendre à Aran, il faut prendre le ferry à Ros a milh, qu’on rejoint par un bus qui part de Galway chaque matin à 9h00. J’y ai rencontré quatre jeunes Dubliners, qui avait relevé un défi consistant à traverser l’Irlande le plus rapidement possible, sans un sou, et en parlant uniquement le gaélique. J’ai fait la route jusqu’au ferry en les accompagnant. Sur le pont du bateau, une trentaine d’étudiant Omanais, rendus pour cinq années d’études en Irlande, venaient passer la journée sur Aran. Les hommes ont chanté et dansé, tandis que les femmes les photographiaient et retenaient leur voiles pris par le vent, hilares. Le percussionniste utilisait un Bodran, une percussion irlandaise d’une vingtaine de centimètres de large.
A l’arrivée, la majorité a pris un vélo, d’autres ont choisi de visiter l’île en bus. Je les ai accompagnés jusqu’au village de Kilmurvy, au pied du fort de Dun Aengus, au milieu de l’île.
Là-bas, je suis entré dans le café situé sur la place, et j’ai demandé après Vincent, qui loue un appartement au dessus. Il n’a pas paru étonné de me voir, comme si je l’avais quitté la semaine dernière, et il m’a tout suite invité à boire une pinte de Guinness. J’apprend qu’il a quitté les deux emplois qui le liaient à son patron : le commerce des algues et des pierres taillées. L’air est doux, il fait bon. Un calme serein semble régner dans chaque pierre, dans chaque vague qui s’avance tranquillement sur la plage. Je reprend le vélo pour tenter d’arriver au départ du ferry de 17h15. J’arrive alors qu’il a tout juste quitté le port. Le bateau remporte son flot de touristes, et l’île semble reprendre sa routine, comme lorsqu’on range les tables d’un café après une journée de travail.
Le soir je me suis rendu au pub Joe Wattys, situé à une centaine de mètres de mon auberge. C’est le lieu le plus populaire d’Inishmore. J’y ai rencontré John Gorman, un musicien originaire de Dublin, qui est venu s’installer sur Aran. Il m’a offert une pinte de Guinness, et nous avons discuté avec deux îliens qui parlaient irlandais et un de ces anglais difficile à comprendre. John disait bonjour à tous les touristes qu’il croisait dans le bar, leur demandant leur nationalité et leur souhaitant la bienvenue. L’hiver il n’a vu personne, et il a attend les premiers touristes de la saison avec impatience. On a parlé d’Inishmaan, l’île voisine située à deux kilomètres. L’un des îliens a remarqué mon pull, qui a été fabriqué là-bas. Tous m’ont déconseillé l’endroit, qu’ils jugent inhospitalier, et où eux-mêmes ne vont jamais.
Extrait d’une interview du réalisateur Pascal Brunie, qui a failli mal finir… !

Mon documentaire radiophonique “Sur l’île d’Aran” sera diffusé sur les ondes de la RTBF ce dimanche 18 décembre à 22h00 dans l’émission Eldoradio. Podcast disponible pendant une semaine.
Du Jeudi 15 Décembre au Vendredi 23 Décembre
Dans l’Irlande la plus irlandaise, une île à l’Ouest de l’île : l’île d’Aran, c’est là que Florian Namias nous emmène sur les traces de Nicolas Bouvier, le grand écrivain voyageur suisse qui en fit ses délices et de John Millington.
Voyage et mots, voyage au pays des mots et de la mer.”
Au festival Entrevues de Belfort, “L’estate de Giacomo” d’Alessandro Comodin remporte le Grand Prix ainsi que le prix Documentaire sur grand écran.
http://www.festival-entrevues.com/
“Une saison dans les alpages” remporte le prix dans la catégorie 1ère réalisation.
http://www.festival-autrans.com/fr/festival-2011/palmares-2011/palmares.htm